
Comment se fait-il qu'on ne puisse jamais tout avoir ? Qu'un pan de notre vie nous échappe toujours ?
Bon moi j'ai souvent eu deux pans de vie assez fuyants... le côté professionnel et le côté sentimental ne se sont jamais véritablement bousculés à ma porte. Mais même si je suis toujours dans l'attente niveau concours, j'ai eu un début d'année assez riche professionnellement et assez inattendu. Et sur le plan du moral, faire des remplacements a été très bénéfique. Ca m'a remotivée, ça m'a montré que je devais m'accrocher car je voulais vraiment prendre cette voie.
Et puis, même si c'est peut être un peu tôt pour s'extasier (ça va faire bientôt deux mois hihi)(bon, c'est peut être trop tard, je m'extasie déjà) amoureusement c'est plutôt pas mal. C'est même plutôt très bien.
Alors pourquoi est-ce sur le plan amical que tout merdouille ????
Mon ex, qui dernièrement était devenu un de mes meilleurs amis, me fuit comme la peste.
Un ami, qui était devenu très important ces derniers mois, a soudainement décidé de jouer les abonnés absents. Soit disant que ce serait mieux comme ça pour chacun de nous. Moui bah je vois pas en quoi !!!!?
Une collègue de qui je me sentais proche ne cesse de me lancer des saloperies phrases du style "Plus que quelques semaines avant qu'Urbain ne se rende compte qu'il te préfèrait en tant que coloc" ou "c'est quoi cette nouvelle coiffure ? T'as pas peur de faire fuir ton amoureux !" "T'as pas l'impression d'être moins productive quand tu es amoureuse ? T'es le genre qu'il vaut mieux connaître célib"...
Sans compter mes "amies" qui ne cessent de me reprocher mon manque de disponiblité... et pourtant depuis leurs réflexions, je me suis montrée plus présente. Mais ça n'est jamais suffisant puisque en fait, ce n'est pas mon absence le problème.
Le problème c'est que je ne suis plus celle qui n'avait que des histoires à la gomme. Celle qui leurs faisait passer leurs histoires pas toujours réussies pour supportables, tout simplement parce qu'elles en avaient une d'histoire, elles.
J'ai l'impression que mon statut de célibataire, voire "pire", de fille qui ne trouvait pas d'histoire durable, les rassurait. C'est assez triste, je trouve, de se dire que mes amies se réjouissaient, d'une certaine façon, de ce qui me peinait.
Je ne sais pas mais je n'ai jamais fait ça. Je n'ai jamais soudainement arrêté de parler à quelqu'un, je n'ai jamais disparu du jour au lendemain (et pourtant j'aurais peut être du le faire au moins une fois). Et je ne pense pas avoir lancé des méchancetés sans raison. J'aurais trop peur de faire du mal. Heureusement là-dessus, je me culpabilise moins qu'avant et j'arrive à dire certaines choses lorsqu'elles sont justifiées. Mais il faut encore me pousser assez loin pour que j'ose riposter, ou tout simplement, pour que j'ose dire non. Mais bon, depuis quelques années, y a quand même du "progrés"...
Mais je ne sais pas mais... lorsque mes ami(e)s se sentent bien, je suis contente pour eux. Lorsqu'ils vivent quelque chose qu'ils espéraient depuis longtemps, je me réjouis pour eux. Je ne suis pas là en train de compter les points. Je ne cherche pas à les punir d'avoir quelque chose que je n'ai pas encore/plus.
C'est quoi ? De la jalousie mal placée ? De la bêtise ? En tout cas, c'est moche !