JE PRENDRAIS BIEN UN PETIT CONNARD
........................Jusqu'à ce qu'on aborde un sujet qu'on n'aurait jamais du aborder. Un sujet qui a tout gâché.
Fini la magie. Là, il fallait redescendre sur terre. De toutes façons, ça ne peut jamais être aussi parfait. Ca ne pouvait pas. Peut être là-dessus suis-je trop radicale, mais pour moi ça veut dire beaucoup. Peut être devrais-je mettre ça dans la liste des "défauts secondaires", mais non, impossible. Ca signifie trop de choses pour moi. Il y a des critères amoureux/amicaux dans la vie qu'on se fixe consciemment ou non et qui évolueront, disparaitront, alors que d'autres resteront en nous, nous "aideront" à faire nos choix, à évoluer et ne pas s'y fier serait aller contre ce en quoi on a toujours cru, ce serait aller contre nos valeurs, contre soi-même!
Je vous explique.
On parlait d'actualité, ce que j'appréciais breaucoup, ça montrait qu'on pouvait vraiment parler de tout, de sujets légers comme plus tendus, de series comme d'anecdotes personnelles... Bref, là on en était à parler de la grippe aviaire. Et puis j'ai mis sur le tapis ce qui était en train de se passer pour les chats. Bon c'est vrai que j'ai peut être utilisé des termes un peu forts (style " sales égoïstes qui n'éprouvent aucune honte à abandonner leur animal") mais pour moi c'est le genre de comportement qui n'est ni envisageable ni pardonnable. Je peux comprendre que la peur, l'angoisse nous fasse perdre les pédales, mais de là à abandonner son animal de compagnie, qui compte sur nous, que l'on a décidé de soigner, nourrir, protéger, dont on est responsable, je trouve ça très triste. C'est une décision importante à prendre, on ne choisit pas de s'occuper d'un animal par caprice. Il faut en mesurer les inconvénients: les visites chez le véterinaire, le prix de la nourriture, ne pas partir en vacances aussi facilement et aussi souvent qu'on le voudrait... C'est une charge émotionnelle et financière, une responsabilité qu'on a choisit de prendre. Je peux comprendre que certaines personnes refusent "cet engagement", mais à partir du moment où l'on choisit de prendre cette responsabilité, notre rôle est de l'assumer et de protéger notre petit compagnon, vous ne pensez pas?
Et lui, ce garçon que je trouvais adorable, dont j'étais prête à mettre de côté un défaut pour ma part bien insupportable (la prétention), lui qui semblait par moment si sensible, si juste, m'a déclaré le plus naturellement du monde qu'il comprenait parfaitement cette réaction, que lui-même aurait un chat ferait pareil:
"faut pas déconner, on passe avant tout de même!!! "
J'étais sciée.
J'avoue que sur le coup j'ai cru que c'était une farce. Qu'ayant vu que ça me tenait à coeur, il se moquait de moi. Mais non ! Il a renchérit en disant cette phrase horrible "Ce ne sont que des chats!".
Cette désinvolture signifiait beaucoup pour moi mais c'était surtout la façon dont il en parlait qui avait du mal à passer...
Je lui ai alors demandé s'il avait cette opinion parce qu'il n'aimait pas les chats.
"Ah si, j'aime bien, mais ça ne m'empêcherait pas de le mettre de côté si ma situation était mise en danger". Je lui ai fait remarquer qu'il était bien trop tôt pour céder à la panique, que c'était une réaction qu'on pouvait (à la limite) cautionner si vraiment le danger était réel, or aujourd'hui il ne l'est pas. Ca n'a pas du lui plaire car il m'a dit "Comme ça, tu fais partie de ce genre de personnes stupidement crédules ?!" d'un air dédaigneux. En une fraction de seconde, le masque était tombé!
Je ne comprenais pas sa v ision des choses mais je ne l'avais ni insulter ni rabaisser. Or, lui, sous prétexte que je défendais mon point de vue, passait tout de suite à l'attaque. Ce qui me montrait malheureusement un trait de caractère que je n'apprécie pas du tout: l'impulsivité!
J'avoue que mon visage devait exprimer mon atterement mais de là à me traiter de stupide crédule y a des limites, non? Surtout que dans l'histoire c'était plutôt son comportement à lui qui était stupide!
Quand il m'a assené le coup de grâce en me déclarant d'un air hautain que tout ceci était bien des "élucubrations" de femme, qu'il n'y avait qu'elles pour s'occuper de ce genre de futilités, qu'il fallait avoir du temps à perdre" je suis partie.
Il m'a rattrapée dans la rue et m'a demandé d'un air étonné pourquoi je partais. C'était le comble! Il devenait verbalement agressif, il terminait sur une reflexion misogyne et puéril, et il ne comprenait pas pourquoi je partais ???? "Peut être que je préfère tout simplement et de loin la compagnie des chats!".
Je suis rentrée chez moi terriblement déçue. Je m'en voulais de ne pas avoir vu plus tôt quel genre d'homme il était, je m'en voulais de ne pas lui avoir répondu toutes ses phrases qui me venaient trop tard à la bouche et je m'en voulais d'être tombée de si haut... Une partie de moi n'arrivait pas y croire, c'était tellement en décalage avec ce que j'avais vu de lui auparavant. J'aurais appris tout cela de ouï-dire je ne l'aurais pas cru...
Autant sa v ision des choses, je ne la cautionnais pas et ça m'étonnait beaucoup venant de lui, mais je sais aussi qu'on réagit tous differemment et que l'angoisse peut nous faire faire n'importe quoi. Il se serait exprimé en ces termes, j'aurais pu comprendre, mais sa façon de faire... sa façon d'attaquer ce que je pense tout ça parce que je suis une femme... en une telle journée... sa façon de me rabaisser parce que je pense différemment... je trouve ça tellement nul !!! Et tellement triste!
Il cachait bien son jeu le bougre! Non "bougre" c'est trop gentil: le s***** !
Par Mabb, Vendredi 10 Mars 2006 à 10:54 GMT+2 dans Rencontres ... loupées :-( (article, RSS)










