Suite à mon dernier article, je voulais d'abord vous remercier pour les conseils que vous m'avez laissés, vos mise en garde et l'intérêt que vous y avez porté.
Comme beaucoup, je préfèrerais savoir
certaines choses...quoique on ne sait jamais reellement comment on réagirait dans ce genre de situations jusqu'à ce qu'on soit en plein dedans. Mais je pense quand même que je préfèrerais ne pas être la dernière au courant. Car lorsqu'il n'y a plus d'amour, je pense qu'un minimum de respect s'impose.
Mais ce n'est pas de moi qu'il s'agissait l'autre soir, alors devais-je
le dire au risque de faire plus de mal que de bien? Au risque de me retrouver face à une femme qui se doutait déjà de certaines choses et qui faisait tout pour ne pas savoir? Au risque encore une fois d'être prise pour l'ennemie, l'allumeuse, la fautive? Et surtout,
comment le dire???
Et était-ce véritablement
à moi de le dire?
Je me suis donc rendue à ma réunion en ne sachant pas trop ce que je "devais" faire... Ce dont j'étais sûre c'est que je lui en voulais de plus en plus à celui qui me faisait me poser mille questions, à celui qui me rendait coupable alors que je n'avais rien fait, à celui qui me culpabilisait au point de me persuader bêtement que je devais révéler certaines choses...
Quoique plus l'heure approchait, plus je me sentais incapable de balancer une telle horreur à une femme que je n'avais jamais vue, de surcroît enceinte.
La réunion ayant commencé et n'ayant aucune trace de lui et de sa femme, je commençais à me dire que je m'étais stressée pour rien, quand je les ai vus entrer... Et je peux vous dire que j'aurais préfèré jusqu'au bout ne jamais voir
son visage...
J'aurais préfèré que tout ceci reste flou, qu'elle reste une anonyme, une inconnue...on n'a pas à changer le cours d'une vie d'une inconnue... sauf peut être d'un inconnu qui nous aurait tapé dans l'oeil...
Mais elle?
Le pire c'est qu'en entrant, l'autre bouffon m'a fait un petit clin d'oeil accompagné d'un de ses sourirs de vainqueur à la con! Tellement fier en cet instant d'être avec cette femme qu'il calomniait. Tellement fier de me faire comprendre qu'il avait le pouvoir et qu'il avait gagné!
Car il avait bel et bien gagné! Je me suis rendue compte à l'instant où je les ai vus, à l'instant où je l'ai vue
elle, que je ne lui dirai rien.
Par lâcheté. Et surtout pour me préserver moi!
J'ai connu pas mal de déboires amoureux, j'ai rencontré pas mal de pisseux, mais je suis encore persuadée qu'il existe de jolis couples. Des amoureux qui s'aiment et se respectent. Pour toujours. Pour la vie. Ca c'est mon côté fleur bleue à la con qui réapparait toujours lorsqu'il ne faut pas...
Alors être la mauvaise messagère, être non seulement le témoin mais la révélation d'un couple basé sur le mensonge, je n'ai pas pu.
C'est lâche, j'en conviens parfaitement. C'est nul...mais j'ai préfèré continuer ma réunion...l'air de rien. Evitant de les regarder le plus possible. M'eclipsant comme une voleuse à la fin...